Codex Urbanus | Paris

Artiste parisien, Codex Urbanus est depuis toujours attiré par le dessin, sa famille le décourage d’en faire son métier. Il entreprend alors des études de gestion, d’économie et de communication. Il travaille en agence puis chez l’annonceur et tente ensuite de nouveaux métiers, comme guide touristique et interprète judiciaire. Ces metiers ne lui permettent malheureusement plus de dessiner à un bureau, alors il se lance sur les murs à l’aide du Posca qu’il découvre et dont il devient vite accro. Des créatures chimériques apparaissent alors sur les murs de Montmartre, où il vit. Des scarabées girafes ou des baleines rhinocéros. Son bestiaire s’étoffe petit à petit et se multiplie. D’abord à Montmartre puis bientôt à Saint-Malo, Bruxelles, Sète. “C’est une petite présence, je n’ai pas la vocation de conquérir le monde. C’est un graffiti du terroir que je revendique”, dit l’artiste. Pourtant, un bestiaire de pas moins de 400 chimères sont répandues sur les murs.

A Dédale, Codex Urbanus a reproduit les dessins qui sont sa marque de fabrique à Paris. Ses chimères des rues s’immiscent cette fois dans un organigramme administratif. “Cet arbre des marais est comme une arborescence des comportements en entreprise”, note-t-il. Les branches de l’arbre touchent un plafond doré, miroir aux alouettes de l’ascenseur social, de la quête éternelle de reconnaissance, tandis que ses racines sont bien ancrées dans un sol marécageux, réalité de l’entreprise qu’il imagine. Chaque animal posté sur sa branche représente l’attitude d’un salarié. L’animal lucide qui voit tout de suite les ficelles du pouvoir et s’échappe. Le bon petit soldat qui veut toujours bien faire. L’avare qui cherche la reconnaissance sonnante et trébuchante quitte à se brûler les ailes. Le dominateur et pervers narcissique. “Chaque animal possède l’attribut qui représente ce qu’il incarne”, explique l’artiste. Reste au visiteur de trouver sa place et de se positionner dans son arbre.

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