FKV37

FKV37 n’est ni un homme, ni une femme, ni un collectif. C’est un concept, une aliénation de la société sans origine sexuelle, sociale ou raciale. Une forme d’expression qui s’envole comme une nuée d’oiseaux, insaisissable. Son ou ses créateurs ne souhaitent pas être identifiés ou personnifiés, car c’est comme cela qu’ils ou elles vivent et ressentent l’art urbain. Anonyme et sauvage. La communication avec le public se fait violente, sans explication, provocatrice.

Vous aurez déjà pu repérer ce gros matou aux yeux un peu fous à Vannes, à Lorient ou à Redon. Il vient vous chercher, vous attraper, vous déranger et parfois vous exaspérer.  

Ici, le gros chat cher au mouvement FKV37 est enfermé dans Dédale. Et vous, spectateur, êtes la petite souris de cette pièce. La victime, coupable de voyeurisme, de ce chat prédateur, prêt à vous bondir dessus, toutes griffes dehors.

Graphiquement, FKV37 recherche la simplicité et la brutalité pour plus d’efficacité. Ici, pas de coulures, pas d’effets sales mais des gros aplats de couleurs. Du rouge, du jaune, du noir, comme pour rappeler les affiches et le graphisme des communications des pays communistes de l’ère bolchévique. Par l’abondance de formes géométriques, le volume prend forme, le visage du chat apparaît, parfois même le figuratif devient abstrait.

Ne le cherchez pas, FKV37 vit le présent et s’évapore. Il reste un doute…

IG : fkv37