Kelkin | Angers

Artiste peintre de 24 ans, Kelkin a grandi à Cergy Pontoise et vit aujourd’hui à Angers. Il a appris à lire grâce aux graffitis collés sur les murs de Paris. Au lycée, il fait une rencontre décisive avec la philosophie. Dans le même temps, sa peinture prend forme. Le dessin devient message et véhicule les questions philosophiques qu’il se pose. “Je me suis lancé dans le dessin parce que j’avais quelque chose à dire au monde, sans vraiment savoir quoi”, dit-il. “Aujourd’hui encore, chaque jour, je découvre mes intentions en avançant dans la peinture et dans le recul que j’ai sur mon travail.” Son travail, ce qui habite ses mains, ce sont ces labyrinthes en noir et blanc ou en couleurs. Façonnés au marqueur, au pinceau ou au rouleau en fonction de la taille du mur, Kelkin pose la question du chemin qu’emprunte nos vies. “Le labyrinthe symbolise la vie, le cheminement qui permet l’accès à nos rêves”, complète-t-il. Si le spectateur peut rentrer dans son labyrinthe, qui possède toujours une entrée et une sortie, celui-ci possède de nombreux symboles cachés. Des coordonnées GPS, des mots, des codes, ici même un Triskell. “J’aime les symboles qui nous entourent. Le labyrinthe n’a pas besoin de correspondre à une culture pour être lu, il s’agit d’un langage universel.” Dans Dédale, Kelkin a travaillé son labyrinthe durant 6 jours de manière instinctive. Avec une énergie créatrice proche de la méditation. Voulant inspirer l’introspection et le regard sur l’âme. “Je dessine sans schéma, ni plan. C’est comme un troisième oeil qui construit la pièce, une image mentale.” Adepte de la pleine conscience, Kelkin propose pour la première fois une lecture avec la lumière noire permettant à ses couleurs d’exploser.

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