Lazuli

Comme son nom ne l’indique pas, Lazuli est une des rares femmes dans le milieu du street art. A 28 ans, elle est toute jeune également. Elle exerce ses talents depuis 2 ans seulement. Installée à Rennes, mais native de Vannes, elle trouve dans la peinture un véritable sas de décompression, un exutoire. Son métier, si prenant et sérieux soit-il, lui demande une forte concentration et patience. Alors, lorsqu’elle attrape les pinceaux, elle se lâche enfin. “J’ai toujours été intéressée par le graffiti, la photo et j’arrivais à un moment de ma vie où je voulais quelque chose vraiment pour moi”. Lazuli s’entraîne sur des murs autorisés puis goûte le plaisir de trouver de nouveaux murs, en retrait. Ce projet dans DéDalE, elle le mène en totale immersion créative. “Ma volonté c’est qu’on ne se rende plus compte d’où se situent le sol et le plafond. Je veux casser le carré de la pièce”. Elle qui crée d’abord des lettrages s’est essayée à ces formes géométriques à la fois fortes et douces. Des lignes contagieuses qui dévorent la pièce. Son ambition : saturer l’espace avec ce graphisme. “Ce que j’aime c’est ce rapport au corps qui existe dans la création artistique sur les murs.” Autodidacte, Lazuli réalise une prouesse aussi bien technique que physique en peignant l’ensemble de la pièce. Les éclaboussures de peintures ne l’effraient pas le moins du monde. Elle avoue même aimer ça. “Tant pis pour les imperfections, je laisse parler l’instinct”.